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Audition et cerveau : ce que révèlent deux études 2026 et les enseignements pour nos audioprothésistes

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    Entendre
  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

Deux publications scientifiques parues en février 2026 viennent enrichir la réflexion sur le lien entre santé auditive et fonctionnement cognitif. Faisons le point sur ce qu'elles disent, sur ce qu'elles ne disent pas, et surtout sur ce que les audioprothésistes des centres Entendre du Gard en retiennent dans leur pratique quotidienne.


Audioprothésiste d'un centre Entendre du Gard présentant une aide auditive contour d'oreille à un patient senior lors d'un bilan auditif

Ce que l'imagerie cérébrale commence à démontrer

Une étude publiée le 15 février 2026 dans la revue eNeuro, menée par Ning Li et son équipe à la Tiangong University, s'est intéressée à des adultes de 50 à 74 ans. Les chercheurs ont comparé un groupe présentant une presbyacousie, c'est à dire une perte auditive liée à l'âge, à un groupe témoin. Pour chaque participant, ils ont croisé des tests d'audition, des tests cognitifs et des images IRM du cerveau.


Le constat est instructif. Lorsque l'audition baisse, on observe en parallèle des scores cognitifs plus faibles chez certains participants ainsi que des différences mesurables dans plusieurs zones cérébrales. L'auteur principal souligne un point clé. Le rapport signal sur bruit, c'est à dire la capacité à isoler une parole d'un fond sonore, est corrélé à la fois à la perte auditive et au déclin cognitif. À terme, ce ratio pourrait constituer un biomarqueur intéressant pour identifier les personnes plus à risque. Il s'agit d'une piste de recherche, pas d'une certitude clinique.


Ce que nos audioprothésistes en retiennent : cette plainte que tant de patients formulent en consultation, lorsqu'il y a beaucoup de monde tout devient confus, désigne précisément ce que cette étude mesure. La compréhension de la parole dans le bruit constitue un enjeu central, pour nos équipes comme pour les fabricants d'aides auditives. Les évolutions technologiques se concentrent sur cette problématique et apportent une aide réelle, mais le traitement de l'information par le cerveau demeure déterminant. Une prise en charge précoce et adaptée permet de mettre toutes les chances de son côté.


centre entendre du gard pour votre santé auditive

Une seconde étude suit les personnes dans la durée

Quelques jours plus tôt, une autre publication, parue dans la revue Neurology, apportait un éclairage complémentaire. Les chercheurs ont suivi pendant plusieurs années des personnes présentant une perte auditive, certaines équipées d'aides auditives, d'autres non. Les résultats observés méritent d'être lus avec attention.


5 % des participants qui portaient un appareil auditif ont développé une démence durant la période de suivi, contre 8 % chez les non appareillés. Le risque de troubles cognitifs au sens plus large, qui inclut des baisses de mémoire et de concentration, était également plus faible dans le groupe appareillé, 36 % contre 42 %.


Comment interpréter ces chiffres ?

Il convient ici d'être rigoureux. Ces deux études établissent des associations statistiques, pas des relations de cause à effet. Autrement dit, on observe que les phénomènes évoluent en parallèle, sans pouvoir affirmer que l'un provoque l'autre. Plusieurs hypothèses cohabitent dans la littérature scientifique.


La perte auditive pourrait augmenter la charge cognitive, le cerveau dépensant davantage d'énergie pour décoder une parole devenue floue. Elle pourrait aussi favoriser un retrait des échanges sociaux, lui-même associé à un risque accru de déclin cognitif. Enfin, certains facteurs biologiques sous-jacents pourraient affecter à la fois l'oreille interne et le système nerveux central.


La position de nos cinq audioprothésistes, Pierre Cuillery, Olivier Morlock, Émeline Kudla, Marie Parisel et Nicolas Seignovert, est claire. Nous ne promettons jamais à un patient qu'un appareillage le protégera d'une maladie cognitive. En revanche, prendre en charge une baisse d'audition lève un effort d'écoute permanent, restaure la qualité des échanges familiaux et professionnels, et limite le retrait social. Ce sont des bénéfices concrets, mesurables, et ils suffisent à eux seuls à justifier un bilan.


Les signaux à ne pas négliger après 50 ans

La presbyacousie s'installe progressivement, souvent sans qu'on s'en rende compte. Dans nos centres du Gard, certains signes reviennent régulièrement dans les motifs de consultation. Faire répéter ses proches plusieurs fois par jour. Avoir l'impression que les gens articulent mal. Éviter les restaurants, les repas de famille animés ou les réunions parce que tout devient confus. Monter progressivement le volume de la télévision sans s'en apercevoir. Avoir du mal à suivre une conversation téléphonique. Ressentir une fatigue inhabituelle en fin de journée après avoir passé du temps en société.


mal entendre à table lors d'un repas de famille ce n'est pas la  joie

Aucun de ces signaux pris isolément n'est alarmant. C'est leur accumulation qui justifie un bilan, ne serait-ce que pour faire le point et savoir où l'on en est. Et c'est justement ce dont parlent les deux études évoquées plus haut. La compréhension dans le bruit, la fatigue d'écoute, le retrait social, ce ne sont pas des notions abstraites de laboratoire, ce sont les éléments concrets que nos audioprothésistes évaluent en consultation.


Comment se déroule un bilan auditif dans l’un de nos centres Entendre à Nîmes et dans le Gard ?

Un bilan auditif chez un audioprothésiste diplômé d'État, dans l'un de nos onze centres Entendre du Gard, n'engage à rien. Il dure environ trente minutes et combine plusieurs mesures complémentaires. Un audiogramme tonal pour mesurer le seuil d'audition à différentes fréquences. Un audiogramme vocal pour évaluer la compréhension de la parole dans le silence. Et selon les cas, une mesure de la compréhension dans le bruit, qui rejoint directement les observations scientifiques évoquées plus haut.


test auditif gratuit dans l'un centre auditif entende a nimes et dans le gard

Ce bilan permet d'établir un état des lieux objectif. Dans certains cas, aucune correction n'est nécessaire et un simple suivi annuel est recommandé. Dans d'autres, nous conseillons une consultation avec un médecin ORL qui définira la nécessité ou non d’un appareillage auditif. En cas de besoin d’appareillage, le patient entrera dans un processus d’essai gratuit avant tout engagement.L'audioprothésiste prend le temps d'expliquer chaque résultat, sans jargon, et de répondre aux questions du patient et souvent de son entourage.


Prendre rendez-vous près de chez vous

Les centres Entendre du Gard, ce sont onze adresses pour vous accueillir à Nîmes, Caissargues, Bellegarde, Saint-Gilles, Calvisson, Vergèze, Sommières, Uzès et Remoulins. Le test auditif à visée non médicale y est gratuit et sans engagement. Quelque soit votre âge, en cas de doute, ou que vous accompagniez un proche, la première étape reste la même, un échange avec un professionnel diplômé d'État qui prendra le temps nécessaire pour faire le point avec vous.


carte du gard avec les 11 centres auditifs Entendre





Les études scientifiques avancent, les technologies progressent, mais la base du métier d'audioprothésiste demeure inchangée. Écouter le patient, mesurer objectivement, expliquer clairement, et accompagner dans la durée.




Sources scientifiques : 1- Li N. et al., Functional-Structural Coupling: Brain Reorganization in Presbycusis is Related to Cognitive Impairment, eNeuro, 15 février 2026, DOI : 10.1523/ENEURO.0294-25.2026. 2- Étude observationnelle publiée dans la revue Neurology, février 2026, co-signée par Joanne Ryan, portant sur le suivi de personnes appareillées et non appareillées présentant une perte auditive.




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